Surmenage ou ennui au travail? Le boreout, l'autre mal du siècle

Nous connaissons tous le surmenage professionnel, ce fameux "burnout" qui fait la une des magazines.

Mais que se passe-t-il quand le problème n'est pas l'excès de travail, mais son absence quasi totale?

Il existe un mal silencieux, un phénomène inverse et tout aussi dévastateur: le boreout, ou l'épuisement par l'ennui. Une découverte surprenante, née d'une simple erreur de frappe, nous révèle l'ampleur de ce défi.

En 2011, le chercheur Christian Bourion, en étudiant le burnout, tape par erreur "boreout" dans son outil d'analyse

Il découvre alors un terme déjà utilisé par des milliers d'internautes pour décrire un état d'ennui si profond au travail qu'il en devient accablant. Les chiffres sont éloquents: près d'un tiers (de 30% à 45%) des salariés en Europe et en Amérique du Nord déclarent s'ennuyer au travail.

Ce résultat inclut ceux qui ressentent un léger ennui et d'autres qui, plus gravement, sont confrontés à un manque quasi total d'activités stimulantes.

Être payé à ne rien faire: le piège de l'inutilité

L'idée d'être payé sans rien faire peut sembler séduisante.

Un rêve pour certains qui s'adonnent à la conversation, jouent sur leur téléphone, ou s'engagent dans des activités peu productives.

Ces distractions, comme devenir le champion de Candy Crush ou de Homescapes, peuvent offrir un répit temporaire.

Mais ensuite, que se passe-t-il?

La réalité est souvent cruelle. Ce manque d'engagement engendre un sentiment profond de solitude et une impression déconcertante d'inutilité. Subir des tâches peu stimulantes est déjà démoralisant ; mais l'absence totale de travail productif nous confronte à l'absurde.

Le paradoxe, c'est que l'inaction épuise.

Une fascinante étude menée sur des rats à l'Université de Nancy-1 l'a même prouvé. Trois groupes de rats ont été placés dans des boîtes différentes: la première, stimulante, avec des jeux ; la deuxième, stressante, avec des chocs électriques ; la troisième, un vide total, sans aucune stimulation.

La surprise?

Le taux de mortalité le plus élevé a été observé dans la boîte numéro 3. Celle du néant.

Pourtant, dans notre société, avouer ne rien faire au travail est presque un tabou. Il est socialement plus acceptable de se dire surchargé, constamment en retard, ou même injoignable.

Combien de personnes font semblant d'être occupées, parfois sans même s'en rendre compte, simplement pour justifier leur présence?

Si vous aviez un doute, je vous propose ce petit test pour vérifier par vous-même:

Partagez lors d'un repas que dans votre travail, vous n'avez rien à faire, que cela semble indifférer tout le monde et, cerise sur le gâteau, que vous êtes bien payé pour cette inactivité. Observez les réactions :)

Mon parcours: de l'ennui à la recherche de sens

Je parle de ces choix avec une certaine aisance aujourd'hui, mais mon histoire n'a pas toujours été aussi claire.

Pendant mes années de salariat, le poids le plus lourd était de feindre l'implication dans les projets des autres. C'était une mise en scène épuisante. Certes, certains projets ont parfois suscité ma curiosité, m'offrant des moments de brillance passagers, mais au quotidien, mon engagement s'estompait.

Je me retrouvais à simuler de l'enthousiasme pour des projets qui, en réalité, ne m'interessaient pas.

L'argent n'était qu'un leurre face à ce désenchantement. Si quelqu'un devait en assumer la responsabilité, c'était moi. J'ai donc choisi de changer.

J'ai tenté une reconversion, me tournant vers la boulangerie. Comme beaucoup de cadres dans la grande entreprise parisienne qui m'employait, je rêvais à un VRAI métier.

Mais malgré trois ans d'efforts, le succès n'était pas au rendez-vous. Mon rêve de travailler de mes mains s'était évanoui. La vérité: j'étais pas très bon... Et probablement un peu inconscient aussi!

Même après mon déménagement au Canada, le problème me suivait, tel un bagage inattendu.

J'avais changé de métier, d'environnement, mais la racine du problème demeurait intacte.

Après de nombreuses réflexions, j'ai compris que la majorité des métiers ne me correspondaient pas réellement. Ils ne m'enthousiasmaient pas. C'était là le problème, du moins le croyais-je.

La révélation est venue avec le coaching PNL, mon métier de formateur en lancement d'entreprise puis s'est confirmée avec ma découverte du marketing de réseau. J'ai compris ce qui me manquait: l'équité.

L'entrepreneuriat équitable: ma solution au boreout

Dans le marketing de réseau, chacun commence au même point. Pas de hiérarchie rigide, pas de buts fixés par d'autres. L'équité prime. Je définis mes propres objectifs, ceux qui résonnent avec mes aspirations.

On dit souvent que les promesses n'engagent que ceux qui y croient. En marketing de réseau, il ne s'agit pas de promesses, mais d'engagements personnels et conscients. Ce qui me manquait dans le monde salarial, cette équité fondamentale, je l'ai trouvée.

Cette nouvelle voie m'a permis de dire adieu au burnout et au boreout. C'est une véritable école de développement personnel, où l'on se développe en même temps que son entreprise

Conclusion: Un appel à la réflexion

Si vous ressentez les affres du surmenage ou du boreout, il est crucial de s'interroger et de chercher activement des solutions pour un changement positif. Et vous, quel est votre parcours? Comment avez-vous affronté ces défis?

Faîtes simple !


Cédric Bonnot, Entrepreneur Indépendant Sunrider, Coach PNL, formateur en vente - lancement d'entreprise

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