Histoire de résilience et opportunités avec Sunrider en marketing de réseau.

C’était le 24 décembre 1993.

Au réveil, toute la famille s’animait et se réchauffait dans cette grande vieille maison, inachevée, où nous vivions au milieu des travaux depuis 6 ans. Il y avait ma mère, mes sœurs, mon frère et moi. Il n'y avait plus de père, ni de beau-père sous ce toit.

Il y avait juste nous.

Ma mère venait de vivre son deuxième divorce.

Le cœur encore tout engourdi, elle soutenait notre famille à bout de bras, avec cette force silencieuse de ceux qui n'ont pas le choix. Comme on dit, elle y avait laissé des plumes dans cette séparation. Elle avait quitté une personne qu’elle aimait encore. Certes, il était toxique, mais on n’imagine pas tout ce qu’une femme peut accepter tant qu’elle a de l’espoir pour son homme.

Sauf que là, l'espoir, elle l'avait perdu.

Avant ce divorce, nous étions déjà une famille recomposée. Nous allions devoir nous recomposer à nouveau.

C’était pas grave, c’était comme ça.

Alors que nous nous apprêtions à organiser notre réveillon, le facteur a sonné. Il tenait une lettre recommandée.

Elle provenait d’un huissier.

La lettre disait que notre maison allait être mise en vente aux enchères dans trois mois. Que nous serions expulsés si elle n’était pas vendue avant. Une maison sur laquelle ma mère avait encore neuf ans de crédit à payer.

Joyeux Noël!

La raison?

Alors qu’elle était encore mariée, ma mère et son mari s’étaient portés garants financièrement pour le frère de ce dernier. Un homme qui n’a jamais honoré ses obligations. Elle était caution solidaire. En gros, en plus de payer le crédit de notre propre maison, ma mère remboursait les dettes de son ex-beau-frère.

Après son divorce, le piège s'était refermé, la jetant dans un gouffre financier.

Pourtant, elle travaillait. Elle travaillait tout le temps. Elle était professeure de violon et musicienne.

Comme le disait d'elle notre vieille tante Simone: "elle en donne des coups d’archet Éliane, pour nourrir sa famille". Mais cette vente aux enchères, c'était l’épreuve de trop.

En plus, en ce 24 décembre, tous les services étaient fermés. Ma mère ne pouvait appeler personne pour demander des renseignements, pour se rassurer un peu. Elle était dans le noir complet.

Malgré tout, nous avons pris notre petit déjeuner. Nous nous sommes préparés comme prévu, pour aller choisir nos cadeaux au centre commercial. Car au milieu de ce chaos, ma mère nous avait fait une promesse: quoi qu'il arrive, nous aurions des cadeaux sous le sapin.

Et elle a tenu promesse.

Je me souviens encore de mon cadeau cette année-là: un parfum, Ungaro III. Aujourd’hui encore, il suffit que je sente cette fragrance pour me retrouver instantanément 32 ans en arrière, dans ce moment suspendu. Ce n'est pas un parfum, c'est une capsule temporelle ce flacon!

Au centre d’achat, je suis allé chercher le cadeau pour ma mère. J'avais choisi un radio-réveil.

Quand ça ne va pas et que les problèmes s’accumulent, il devient difficile de se lever et de commencer sa journée. Et moi, les longs discours et les solutions miracles, ça n’a jamais été mon truc. Je me disais que pour se lever le matin, il fallait d'abord entendre la sonnerie d'un bon radio réveil.

C'était ma manière à moi, maladroite, de lui dire de tenir bon.

J’aurais préféré lui offrir un cadeau moins circonstanciel, mais en tant fils aîné, j’avais besoin que notre mère continue de se lever le matin.

Une fois de retour à la maison, il me restait une dernière course à faire pour elle. C’était pour une surprise.

J’ai pris mes sous et je suis ressorti pour aller lui chercher des huîtres au bout de la rue. Elle adore les huîtres. Et pour Noël, il faut se réconforter avec ses petits plaisirs, n'est-ce pas?

Sauf qu’une fois chez le traiteur, il me manquait de l’argent pour acheter la petite bourriche.

J’étais à terre.

Il me les fallait, ces maudites huîtres. Ce 24 décembre 1993, ces mollusques, ce n'était pas que de la nourriture. C'était un symbole de normalité, de fête, de dignité.

Me voyant chercher frénétiquement au fond de mes poches, le traiteur m’a dit que si je n’avais pas assez pour des huîtres, je n’avais qu’à prendre des moules, c’était moins cher.

Je devais me résigner. J’ai dit que je ne prendrais pas les moules, car c‘était les huîtres qu’il me fallait, parce que c’était très important.

Au moment de m’en retourner bredouille, le traiteur m’a dit: "Va pour les huîtres, je te les fais au prix des moules".

Parfois dans la vie, il arrive des moments comme ça. Quelqu’un fait un petit quelque chose d’insignifiant pour lui, mais qui change tout pour nous. Ce jour-là, c’était à mon tour de recevoir ce petit quelque chose. J’avais des huîtres pour ma mère.

De retour à la maison, nous avons préparé notre réveillon. On avait notre sapin. Notre souper était prêt. C’était simple, mais c’était notre Noël, et l’on était ensemble.

Nous avons bien mangé, nous avons beaucoup rigolé et puis on a ouvert nos cadeaux.

Ensuite, on est tous allés dans ma chambre regarder de vieux Walt Disney. On était blottis les uns contre les autres dans le grand lit. C'était vraiment bien. C'était ma famille.

Je me suis souvent demandé comment ma mère avait réussi à se tenir debout ce jour-là. Comment avait-elle pu maintenir une belle journée de fête pour sa famille, sachant qu’on allait se faire expulser et qu'elle serait probablement ruinée?

Elle m’a confié plus tard que c’était grâce à la "rage de s'en sortir".

Mais de quoi d’autre aurait-elle eu besoin ce 24 décembre 1993?

Selon moi, il lui manquait certains fruits. Les fruits d’une gestion financière saine. Les fruits d’une épargne constante. Et surtout, les fruits de revenus suffisants et diversifiés.

Si elle avait eu tous ces fruits, elle n'aurait pas eu tous ces problèmes.

Mais pour récolter ces fruits le 24 décembre 1993, il aurait fallu les semer bien avant.

Comment cultiver et récolter quelque chose que l’on n’a pas semé? Comment gérer et épargner des revenus quand ils sont même insuffisants pour le quotidien?

Quand on n’a pas assez de revenus, on gère le manque et l’on épargne des problèmes.

On entend souvent dire que l’argent ne fait pas le bonheur, on entend moins que la misère suffit au malheur. Ce 24 décembre-là, je crois que ma mère avait précisément en tête le montant de son bonheur. Et il correspondait sûrement au montant qu’elle avait en souffrance auprès de ses créanciers.

Ce n’est pas par hasard si j’ai décidé d'appeler mon blog Bienavoir.com.

Certes, cela fait écho à mon activité de coach dans le bien-être, mais c’est aussi et surtout à cause de ce souvenir.

En coaching, je vois des personnes bloquées dans des contraintes de vie complexes. Et je vois bien les limites du développement personnel seul.

Ces personnes pleines de volonté, prêtes au changement, mais dont les aspirations sont bloquées par une contrainte simple et brutale: le manque de moyens financiers.

Prenons cette femme que l’on connaît tous. Elle a deux enfants, sa maison à crédit avec son mari. Elle travaille au salaire moyen, mais elle veut divorcer. Son problème n'est pas de trouver des solutions pour partir. Son problème, c'est de trouver comment payer ces solutions. Et si elle ne trouve pas les moyens financiers, elle prétendra qu’elle reste avec son mari "pour les enfants".

Prenons cet homme que l’on croise souvent. Il a un travail stable, mais qui ne le passionne pas. Son souhait le plus cher est de prendre une année sabbatique pour voyager. Son problème n'est pas de choisir les destinations. Son problème est de financer ce voyage sans compromettre sa sécurité financière. Et s'il ne trouve pas les moyens, il dira qu'il attendra sa retraite, même s'il sait que c'est aussi de sa jeunesse qu'il veut profiter.

Enfin, il y a ce couple. Ils vivent dans un petit appartement en ville, mais rêvent d'une maison à la campagne avec un bout de jardin. Leur problème n'est pas de trouver la maison de leurs rêves. Leur problème, c'est de rassembler l'argent nécessaire pour le dépôt et pour la financer. Et s'ils ne trouvent pas ces moyens, ils diront qu'ils préfèrent la vie en ville pour la commodité, tout en rêvant de cet espace vert pour leurs "petits monstres".

Pour eux, comme pour ma mère à l'époque, le développement personnel a des limites. La solution n'est pas toujours en soi. Elle est souvent dans les moyens que l'on se donne pour agir.

Mon expérience en coaching m'a montré une vérité simple: le bien-être est souvent l'otage du bien-avoir.

Trop de projets de vie sont bloqués, non par manque de volonté, mais par manque de moyens.

C'est de ce constat qu'est né Bienavoir.com. Un nom pour une idée qui résonne chez beaucoup de gens: s'occuper de son bien-avoir matériel n'est pas un luxe, c'est la fondation sur laquelle on peut construire le reste.

Le bien-avoir, c’est ce qui soutient concrètement notre vie: le logement, l'argent, l'accès aux services, et surtout, la liberté de gérer son temps. Ce n’est pas une fin en soi, mais c'est l'outil essentiel pour atteindre ce qui compte vraiment.

Comme beaucoup, je viens de la classe moyenne.

C'est pour cela que le marketing de réseau s’est imposé à moi comme une évidence. Parce qu’il est accessible à des gens comme moi, avec peu de temps mais le désir de construire quelque chose. Un système clé en main, basé sur la recommandation de produits que j’apprécie, qui m’a permis de transformer mes aspirations en action.

Ce n’est pas juste un moyen de générer des revenus. C’est une façon de reprendre le contrôle.

Pour l'anecdote, après des péripéties bancaires, immobilières et légales, la maison s’est vendue comme par miracle. Quelques jours seulement avant sa mise en vente aux enchères.

Quand je dis un miracle, c'est pas vrai, car je ne crois pas aux miracles. Je crois aux actes.

J’avais demandé à ma mère de placer des annonces dans les journaux pour vendre la maison nous-mêmes. Parce que l'agence immobilière chargée de le faire n'y mettait aucun effort.

J’ai fait visiter cette maison, à plein de gens.

Et un jour, un monsieur dont je me souviens encore l'a visitée une fois, puis deux fois puis une troisième fois, sans rien dire.

Il l’a acheté.

On a envoyé ce monsieur chez l’agence immobilière qui a pris la suite et qui a empoché sa commission sans avoir fait le travail.

Était-ce injuste?

Oui

Ma mère avait-elle le choix?

Non, pas à trois jours de la saisie de la maison.

Conclusion: mangez des huîtres!

Non je plaisante, il n’y a pas de conclusion, en plus, moi je n’aime pas les huîtres.

Il n’y a pas de conclusion, car il n’y a rien à conclure, savez-vous pourquoi?

Parce que la vie commence toujours demain et qu’elle nous amènera son lot d'imprévus, de plaisirs, de pièges et d’opportunités.

L’idée est simplement de s’y préparer du mieux que l’on peut, en cultivant son bien-être et son bien-avoir, en même temps, en tout temps.

Pour y parvenir, moi j'entreprend avec Sunrider® en marketing de réseau, et je peux tout vous expliquer.

Faîtes simple !


Cédric Bonnot, Entrepreneur Indépendant Sunrider, Coach PNL, formateur en vente - lancement d'entreprise

Contact : info@bienavoir.com – Montréal, Qc, Canada

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